Vendredi 12 février 2010 5 12 /02 /Fév /2010 05:03

RomeArchofTitus02.jpg

Les compartiments à outrance, les cloisons étanches,les spécialisations excessives, les répétitions indéfinies d' un même genre de talent, tout ce qui , à notre époque tend si merveilleusement à stériliser et affadir l 'esprit, tout cela leur aurait paru un défi à la nature même de l 'art , un aveu d' impuissance devant l 'ampleur d' un rêve.

Tout le sublime et transcendant décalage de phase qui sépare la condition d'artiste de celle d'artisan .

D'abord commandé par la protection, le mur a en même temps symbolysé l 'éclair, la tour, le dôme, le campanile la lutte , la prière , la foi.

Tout Florence s'est ordonnée autour de cette sublime trinité d'élans.

 

Ernest Huant

t --> Annuaire blog Site Meter
Par Antoine Caraffa - Publié dans : Consécration -Art
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /Fév /2010 09:36

Orrege, village Omo MuArugo,village Omo Mursi, Mago Parkrsi, Mago ParkOrrege, village Omo Mursi, Mago Park          Arugo, village Omo Mursi ,Mago park

 

Gilles  Perrin:

 "je m’applique à faire des images qui parlent d’elles-mêmes, la légende ne servant qu’à les signer dans le temps et l’espace. En tant qu'être humain responsable mon travail est de faire des photographies, je laisse aux spectateurs le soin de les regarder, de regarder dans les yeux ces hommes et femmes avant qu’ils ne disparaissent, détruits culturellement et physiquement par la civilisation occidentale, de regarder leur dignité, c’est tout ce qui leur reste."




google analytics
Par Antoine Caraffa - Publié dans : les photographes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /Fév /2010 19:19

erri de luca errideluca2.jpg


 Erri de Luca

 

Un manœuvre au top niveau d' un monde foisonnant de vrais et faux littérateurs ,une espèce rescapée de cette colonie de parures en toc et de stars en carton-pâte .

Un nom de la littérature en marche ,dans le sillage des Camus et autres de même stature.

On peut imaginer rencontrer l'homme au coin de la rue, comme cela arrive à tout un chacun. Il a la tête de ceux dont on voudrait devenir l'ami sur le champ..allez, on prend un café sur le bord de la route ;

On sait d' autorité qu'il fait partie de ceux qui feront le voyage avec nous ,

cette secte rare ,inconnue des milieux frelatés de la presse à sensations, connue de ceux qui ne savent pas tricher ;

Ce fut certainement un beau jeune homme. Les années ont inscrit sur son visage le meilleur de l' homme ........

 

"Hier, j'ai vu un des mes livres entre les mains d'une femme. Elle était assise dans le métro, ses doigts serraient les pages pour les immobiliser et les tournaient délicatement. J'ai compris hier que les livres ont un sort meilleur que ceux qui les écrivent. Gardés dans les bras, emportés en voyage, peut-être sur une île du Sud ou sous une tente en montagne, fixés avec intensité par deux yeux qui feraient aussitôt baisser les miens. Oui, les livres prennent du bon temps, bien plus que ceux qui les écrivent.

... Les mots que j'ai écrits ne sont plus à moi, ils sont devenus les siens. Elles les a voulus, en pêchant justement ceux-là dans le grand bazar des livres. Elle les a payés avec de l'argent prélevé sur d'autres dépenses, en se passant d'une bouteille de vin, d'une séance de cinéma, d'un concert. Ils ont pour elle une valeur ajoutée, celle de remplacer des choses plus agréables qu'un livre. Et maintenant, là sur ses genoux, feuilletés par une légère caresse, ses cheveux retombant dessus. Les pages ainsi prises et tenues sont les siennes, beaucoup plus qu'elles n'ont été les miennes.

 

 

Je vois plutôt mes livres comme des passages, des sentiers dans un champ, que quelqu'un peut emprunter à sa guise. Et puis ils sont des objets qui finissent par mourir, brûlés, noyés dit-il dans un entretien le 6 Août 2005 au journal le Monde.

 

 

Par Antoine Caraffa - Publié dans : Les Écrivains
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /Fév /2010 19:19


 603px-Meister des Vergilius Vaticanus 001
La mort de Didon, illustration d'un manuscrit de l’Énéide (v. 400)


Lucifer ,Porteur de lumière

 L 'inaction de l 'astre est la vraie mémoire d' une vie heureuse

L’art n ‘a pas de sens, pas de points cardinaux, il faut du vide autour

à la création d’ un tableau, mais le peintre lui,

est tout entier créé par le pays qui l ‘a déposé à terre .

La biographie d' un artiste ,c’est l ‘histoire d’ un pays .


Ce pays là n 'a pas d' identité à fournir,

le pays de naissance

c'est le génome ajouté de l 'artiste ,

le marquage d' un chromosome étoilé

que l 'artiste ne pourra jamais dissimuler ,

il apparaitra sous le moindre trait ,

dans toutes les combinaisons de son parcours .



Il y a toujours eu une tension entre « ambition » et « retrait total de soi  » pour aborder le centre de l'énergie ,de la lumière qui aiderait à jeter les premiers signes d’une œuvre à peindre.

Mais ,c'est ainsi .

 Fallait -il aussi être la cible d' un évènement innommable, venu du centre des enfers pour que le corps et l 'âme soit l 'habitacle du temps de la douleur?


Si Dieu est le premier anesthésiste de l'Histoire pour avoir généreusement endormi Adam avant de lui prélever la fameuse côte, que n'a-t- il anesthésiée les égarés de la créations , les artistes des longue périodes de suffocations pour qu' ils puissent enfin faire semblant d' extirper les épines les plus profondément enfoncées dans leur corps ?


Le cœur des artistes est un lambeau du ciel tombé

sur l 'écorce terrestre .


Site Meter
Par Antoine Caraffa - Publié dans : la peintre Raffaelle - Communauté : Chronique de nos lectures
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /Fév /2010 17:40
Munch  a écrit

 « Je me promenais sur un sentier avec deux amis — le soleil se couchait — tout d'un coup le ciel devint rouge sang — je m'arrêtai, fatigué et m 'appuyai sur  une

munch1.jpeg



une clôture — il y avait du sang et des langues de feu au-dessus du fjord bleu-noir et la ville — mes amis continuèrent, et j'y restai, tremblant d'anxiété — je sentais un cri infini qui se passait à travers l'univers. » Munch

Selon Donald Olson, professeur d'astrophysique à l'université du Texas, ce coucher de soleil d'un rouge flamboyant, était vraisemblablement provoqué par les cendres émises lors de l'explosion du volcan Krakatoa en 1883.

 

  Dans le très célèbre tableau de Munch :

La toile est assourdissante ,

 

pourtant "le cri " est  un  titre est parfaitement inadapté à ce tableau parce que le personnage est partiellement mort :

son visage n 'est pas humain, mais informe , c'est la pharaonique menace du dépérissement de son corps physique qui est exhibée, la bouche ouverte des morts en devenir .

Le personnage est à la vertical , mais à moitié vivant ,sur la même passerelle que les deux humains du tableau , mais dans une fausse perspective , habillés de vêtement d' époque ,et qui, apparemment s' éloignent du personnage en forme de linceul.

 

 

Il arrive aussi qu'on parle d'ondes gamma qui se situeraient au-dessus de 30 ou 35 Hz et qui témoigneraient d'une grande activité cérébrale, comme pendant les processus créatifs .

 

Or les deux tiers de la surface du tableau sont occupés par ces amorces de cercles et de fluctuations d e méandres horizontales .

Le mot terreur est le maitre mot du tableau .

Les ondes partent de ses deux oreilles, donc c'est lui qui émet ces ondes ,lui qui est représenté dans un état déjà fantomatique , inclue dans la partie bleu nuit du tableau .

 

, c 'est lui , Munch , que nous voyons au scanneur ,perdu dans la souffrance de son humanité ;

Site Meter
Par Antoine Caraffa - Publié dans : Peintres - Communauté : Chronique de nos lectures
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /Fév /2010 01:33



Depuis trente ans, le groupe phare des polyphonies corses chante des hymnes à sa terre, des "chants originels" dont personne ne connaît l’exacte provenance, tant la tradition de l’île se mâtine d’influences.

 

 Des voix devenues les âmes du choeur de la montagne corse .

 

Par Antoine Caraffa - Publié dans : ART VOCAL
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 6 février 2010 6 06 /02 /Fév /2010 16:27

/>


kandinsky06.jpgKandinsky
malevitch aa
Malevitch

mondrian_blue_plane.jpg
Mondrian  Supremus  no 58  1916


La véritable mission de l 'artiste doit être spirituelle . Mais  l ' ont- ils  tous  été?

Rarement  la vision  d' une toile  est ressentie  comme un choc  de spiritualité 


 

La lumière est la forme la plus noble du monde matériel ( elle se manifeste seulement dans sa rencontre avec un objet , par elle-même , elle est invisible.

 

l'Islam , qui pourtant écarte tout culte rendu à un élémenet naturel, parle du prophète Mahomet comme de la "lumière qui vient de Dieu "

"Dieu est la lumière des cieux et de la terre "

Dante ,Dans la Divine comédie"O splendeur de vivante lumière éternelle "

Le thème de la lumière est omniprésent t dans toute la Bible .

:"Que la lumière soit , et la lumière fut "

GOETHE :, dans son "traité des couleurs " en 1810 la primauté des couleurs sur les formes .

Les couleurs font d'abord leur apparition dans le contraste entre le clair et

l ' obscur , et c'est seulement en dernier ressort qu 'émerge la forme .

 

Au Moyen -âge ,

la conquête de la lumière par les vitraux revêt une signification métaphysique

Le bouddhisme porte la dissipation de associe la dissipation de l 'ignorance , source de souffrances à la " luminosité de l 'esprit .

 

On peut dire que la peinture abstraite , oû les formes s' estompent pour donner l a prépondérance aux couleurs a eu comme point de départ emblématique la publication du "Traité des couleurs "de Goethe .

Le poète allemand est même allé plus loin : il a aussi affirmé la nécessité de prendre en compte la dimension spirituelle de la lumière et des couleurs .

 

Un artiste va être profondément marqué par les idées de Goethe,

, revendiquant la primauté du regard spirituel sur la perception objective du réel e peinture, en affirmant la suprématie de l ' intériorité sur l 'extériorité , il va faire franchir à l 'art , en même temps que le Russe .K.Malevitch et le Néerlandais P.Mondrian un pas supplémentaire et essentiel pour donner naissance à l 'art abstrait , c'est Wassily Kandinsky (1866-1944)

Kandinsky: " Les objets nuisent à la peinture, il faut s' affranchir de la fidélité à la réalité visuelle pour communiquer directement le ressenti.

Dans "Du spirituel dans l 'art" Kandinsky s' interroge sur l 'esprit , l 'expression artistique et analyse la résonance spirituelle de la peinture

La véritable mission de l 'artiste doit être spirituelle, même  à son insu .

D'ailleurs  qui  peut  révéler  la  foi d' un autre ?


 

 

 

 

 

 

 

 


Par Antoine Caraffa - Publié dans : Peintres
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 6 février 2010 6 06 /02 /Fév /2010 03:12
ange 3 lulu


« On ne pénètre pas dans le monde de l'Ange par effraction».(H.Corbin)

 

 

L'émotion de suivre Mano Solo ,

comme on assiste impuissante ,

ravagée à la destruction d' un être

que l 'on connait bien

là,ravagé par l 'épreuve,

parlant déjà aux anges ,

parce que la maladie

l' a métamorphosé

en un petit Christ chanteur .

 

Question que je partage avec vous tous :

c'est le livre de la rupture et du massacre unis aux chants des mots de consolation ,à la marge des liens de la terre et du ciel .

La question est :

-Et alors, et après ? 

Après la terre bien sur.

 

Henry Corbin

Dans le premier de ces ouvrages, il dira : « Que l’on entende pas le mot « images » au sens où de nos jours on parle à tort et à travers d’une civilisation de l’image ; il ne s’agit jamais là que d’images restant au niveau des perceptions sensibles, nullement de perceptions visionnaires. Le mundus imaginalis de la théosophie mystique visionnaire est un monde qui n’est plus le monde empirique de la perception sensible, tout en n’étant pas encore le monde de l’intuition intellective des purs intelligibles. Monde entre-deux, monde médian et médiateur, sans lequel tous les événements de l’histoire sacrale et prophétique deviennent de l’irréel, parce que c’est en ce monde-là que ces événements ont lieu, ont leur « lieu ». 

 " L'Occidental bascule dans un matérialisme de plus en plus épais. De ce chaos émerge une faim insatiable d'authenticité. "La différence entre les hommes se réduit à celle-ci :

la présence ou l'absence de l'expérience spirituelle

C’est ce que Marie-Madeleine Davy qui fut intime avec lui avait si bien compris – de même qu’elle avait compris que sa vocation était de vivre pour cette Terre qu’il avait « découverte » et aussi qu’il était entré vivant dans la mort

 : « Henry Corbin, était un homme « ressuscité » avant d’aborder l’autre rive.

Il portait sur son visage et dans ses yeux le scintillement de son appartenance.

« Il est mort avec sérénité tant il était sur que son ange gardien l’attendait. »

 

« On ne pénètre pas dans le monde de l'Ange par effraction, on ne circule pas mentalement dans le monde de Hûrqalyâ à l'aide d'une logique formelle ou d'une dialectique menant d'un concept à un autre. »

 

Par Antoine Caraffa - Publié dans : la peintre Raffaelle
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /Fév /2010 22:30
sur le chemin de Marco Polo

"sur le chemin de Marco Polo "

Après tout , je suis un peintre

 

Derrida:

 

Pour analyser la peinture, il faudrait une démarche qui résiste au discours, une démarche qui saurait reconnaître les indices irréductibles à l'ordre du signe, Elle ne se lierait à aucun parcours, narratif ou autre, à aucun inventaire, à aucun texte pictural supposé redoubler le texte littéraire

 

 

Pourtant , moi, Raffaelle ,

j 'éprouve le besoin de soumettre un texte à certains de mes tableaux

-est-ce encore une autre façon de tomber en pièces chaque fois?

 

"Platon

évoque la khôra dans le Timée.

C'est le lieu limitrophe de l'extériorité absolue, de l'espacement abstrait.

Il est aux confins du désert.

Il résiste de l'intérieur et de l'extérieur à l'île gréco-abrahamique depuis laquelle nous parlons, d'où sont mis en jeu les concepts hégémoniques : droit, nationalité, subjectivité, souveraineté.

 

"Khora est sans âge, sans histoire, plus "ancien" que toutes les oppositions, impassible et hétérogène à toute révélation.

Sans foi ni loi, c'est un lieu d'une résistance infinie. "

Comment décrire Khôra? Dans le Timée, Platon empile les fictions. La khôra est en situation, en acte. C'est un lieu où le mouvement prend place. Il se sert d'images : mère, nourrice, porte-empreinte, réceptacle. Comment transformer une peinture (graphès) en être vivant, animé, agissant avec son corps? Comment mettre en marche les représentations mortes des peintres, des sophistes ou des poètes? Il faut une sortie hors de soi, un excès, une autre fiction graphique qui redouble la première, une violence, une guerre. Il faut passer aux événements réels, s'éloigner du simulacre, au risque de tenir un discours orphelin ou bâtard. Il faut oeuvrer, ouvrer, revenir au début (la khôra, c'est-à-dire le rien) pour aller au-delà (toujours le rien).

 

 

Raffaelle :

 

L"art est le lieu du monde réalisé par la plus grande valeur de l 'artiste :son aptitude à être partout en même temps analogie menée de front avec une variance réalisée par des moments de mutisme de l 'âme  ,

management vertueux de la partie  négociable et   murie de son vécu

et de sa dramatique manie de se savoir magistralement unie à un petit christ disparu.

 

 

 

 

 

Par Antoine Caraffa - Publié dans : la peintre Raffaelle
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /Fév /2010 01:47
logo-copie-1.gif

Qui peut aider à la réflexion artistique si ce n 'est le peintre ?

Et les autres les savants de la théorie?raelle

les conservateurs de musée ?

La question : «  Qu'est-ce qu ' une œuvre d' art »?

 

-"J'appelle artiste celui qui crée des formes... et artisan celui qui les reproduit, quel que soit l'agrément ou l'imposture de son artisanat."

Malraux, Les Voix du silence, 1951, p. 308.

 

Mariage d e l ‘art et esprit d’ unicité avec la matière ?

  Demain , quand je me lèverai , je serai au paradis , si sur le champ, à moitié nu ,je suis complètement happé par la toile que j 'aurai achevée dans la nuit .

  Mais qu’est ce que l ‘Art ?

 

 Mariage d e l ‘art et esprit d’ unicité avec la matière ?

Le mérite du mérite est la question due au doute ,

question que je me poserai jusqu ‘ à la fin ,

jusqu ' à la dernière porte franchie,

et là , quelque chose en mon moi appréciera .

 

Un concept s’impose t-il ?

ou plutôt y-a-t-il un chemin qui mène à un concept ?

ou le contraire?

En ce qui concerne l ‘art, j ‘ai buté si longtemps avant de pouvoir

arriver à l ‘exprimer et encore , je me mets à douter des mots qui vont suivre , comme si le temps sans se gêner s' insinuait dans mes neurones et transformait mes pensées en vagues commerces de madame miche-mouille.

 

 

A chaque virage, la sincérité a été mon argument fort,

le temps, toujours lui , a toujours modifié cette sincérité

et voilà que je me surprends à lire mes propres paroles :

C’est rationnel, paradoxalement, d’avoir procéder par élimination, par refus, ceci probablement dû à une éducation stricte, mal digérée, et finalement reconnue comme un pilier de toute ma personnalité.

Entre digérée et reconnue c’est la quasi totalité de ma vie qui y est passée.

 

c’est avec naturel que j ‘en viens à cette mise en art de ma vie , j'ose même " mise en pièces"

 

 

Être un artiste ou un philosophe ?

 

Œuvre puissante ?

Puissantes analyses ?

 

L ‘œuvre expliquée, digérée résumée déchiffrée , traduite par les savants fonctionnaires de la philosophie de l ‘art est un résidu , un électron négatif séparé de ses composants qui se sont barrés de peur de ne pas se reconnaître .

Dieu merci le peintre est issu la plupart du temps du vulgum pécus, avec une souveraineté acquise à travers les rues ,et le populo ne sait pas tricher .

Artiste , créateur , que sait –il de la philosophie de son œuvre quand plus largement laborieusement que spontanément, il l ‘expulse de la vanité du monde humain ?

 

Y a- t –il un cordon ombilical entre ce qu ‘ il projette et la vision de l ‘autre, celui qui sait expliquer, celui qui décortique, qui démasque parce les livres l ‘ont rendu intelligent , face au garant de ce sens très particulier, celui d' un géniteur d'art?

je veux parler d’ un sens organique qui court du sud au nord de la planète .

 

Le doute comme maître d ‘ œuvre, depuis le pinceau ou la spatule jusqu ‘ à l ‘idée qui nous a conduits .

 

 

à propos d' artiste,

c'est une artiste :quand il s' agit d' un peintre,se souvenir qu 'un tableau ,n 'est pas une toile vierge sur laquelle seront appliqués signes couleurs ,au gré d'un geste un savant ou désordonné.

Il y a cette dimension ,comment la nommer? distance

Non!Non!

Naguère un homme a fait juste un petit geste pour dire :dis seulement une parole et tu seras ......

Ce geste d' homme a changé le destin d'une tribu qui court encore un peu partout avec la même main nouée au cœur .

 

Ni nécessairement martyr ni nécessairement révolutionnaire ,

Un artiste peut être un témoin de sa destinée, et ce n ‘est pas si mal de prendre une distance avec soi même ,se déconnecter de son petit –moi, pour aller creuser jusqu ‘au soi même décentré ,au cœur del ‘ interrogation, celle qui concerne l ‘espèce .

L ‘œuvre expliquée, digérée résumée déchiffrée , traduite par les savants fonctionnaires de la philosophie de l ‘art est un résidu , un électron négatif séparé de ses composants qui se sont barrés de peur de ne pas se reconnaître . Dieu merci , le vulgum pécus, le peintre en est la plupart du temps issu , lui, va avoir la liberté de choisir.

Mais l ‘artiste , lui, le créateur , que sait –il de la philosophie de son œuvre quand plus laborieusement que spontanément, il l ‘expulse de la vanité du monde humain ?

 

 

Rendez-vous dans le futur , le futur de l 'irrationnel, jusqu'au sommet de l 'âme .

 

Site Meter
Par Antoine Caraffa - Publié dans : la peintre Raffaelle
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Qui dites- vous que je suis ?

  • : Le blog d' Anton Caraffa
  • Le blog d' Anton Caraffa
  • : Littérature Art Littérature
  • : L'art au coeur des Lettres Le péché contre l 'esprit est le seul qui ne puisse pas être pardonné... Ce qui crée la richesse intellectuelle, c'est l'écart entre ce qu'on présume d'un esprit et l'expression libre et imprévisible de celui-ci. (philippe Bilger )
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact
  • : 01/02/2010
  • Partager ce blog

Profil

  • Anton Caraffa
  • Le blog d' Anton Caraffa
  • Homme
  • Musique Lecture arts plastiques
  • partager mes curiosités et mes réserves sur le monde des arts, des idées et des hommes,mes visions de peintre -écrivain ,sans autre souci que d'être éperdu d' humilité pour tous ceux qui savent être le moteur de notre commencement

Syndication

  • Flux RSS des articles

Recommander

Recherche

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Texte Libre

http://www.oho-art.com/liensgraphics/logo-galerie-d-art-50x50.jpg

http://www.oho-art.com/liensgraphics/logo-galerie-d-art-50x50.jpg

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés