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« Nous sommes les pierres vivantes de tous les murs que nous construisons en nous mêmes, au plus inconnu de notre mémoire » Raffaelle
Ludicael:
Mur de la Mort ?
Mur de la Vie?
Mur du pari de mettre en valeur le nom de Marie sur la voie de la célébrité ,quand elle donna naissance au fils de l ' homme ?
Raffaelle:
La providence du mur du savoir de Ludicael est le mot mémoire ,
Le magique mot de la vie de la mémoire est vie de l 'âme .
-"Ludicael , est-ce l 'artiste ou l 'écrivain que tu attends au coin de la rue "
Souviens – toi ,de Kandinsky: « notre époque est celle d' une collision tragique entre matière et esprit »
Raffaelle: « L'art pictural a cessé depuis longtemps d'être uniquement décoratif! »
Et quel serait ce mot, si le Temps n 'avait pas un père?
Mais, Le Temps a un père ,c'est le magnanime orageux don de la vérité. Celui que tu ne cesses de rechercher ,au risque de te blesser …
Dis -moi , je t 'en prie,la condition initiale pour frôler cet élan créateur ;
Le maitre mot de la vie des écrits est une fatuité suffisante des peuples dotés de joie de la vie sur terre , sans le savoir .
Et je ne peux m 'empêcher de te le dire et redire en jetant cette bouteille à la mer.
Raffaelle
« Nous sommes les pierres vivantes de tous les murs que nous construisons en nous mêmes, au plus inconnu de notre mémoire »
- « Ouf! J 'ai besoin du vent , du mur et du ciel pour pouvoir œuvrer , gueuler, aussi dégueuler... ».
Méga distorsion entre pénétrer une aire comme on entrerait dans
l' anti- matière oû tout est permis,traits rageurs ,repentirs et s' nsérer dans le butō,mouvement de la danse japonaise
Zen est la forme d' art de vie que , Ludicael , tu n 'aborderas jamais ni en Orient ni en Occident parce que tu ferraillerais dansl ' obscurité totale .
Zen est définitivement l' espoir muselé de l 'artiste ,
Zen te priverait de cette alchimie brassant les orages et les élévations de températures .
Une forme d' art d' une extraordinaire originalité qui n 'a pas de parallèle en occident , mais qui me semble neutraliser tout ce qui nous sépare de tant de membres de cultures différentes est Ankotu Butoh ,la danse de l ' obscurité totale :
Hijikata fut le créateur du mouvement de danse japonaise butō.
était porté sur scène , revêtu d' un costume nuptial blanc , qu ' il enlevait révélant son phallus doré ; il se livrait ensuite à une série de pas de danse convulsifs , tuait un coq, et était emporté vers le haut , mains et pieds liés , pour se fondre dan l ' obscurité environnante; .
L'art du Butoh semble entrer en contact avec la pensée et le sentiment humain à un niveau plus profond que celui sur lequel agit la culture, là oû les significations humaines les plus primordiales poussent ses exécutants à trouver des moyens pour les incarner .
Le terme allemand « unheimlich « qui combine les entiments provoqués par quelque chose d' impénétrable , de mystérieux, de profond d' inquiétant et de silencieux ;
Zen est définitivement l' espoir muselé de l 'artiste ,
Sauf si l 'apport le plus important qu' une culture puisse fournir à une autre est de lui offrir quelque chose qu'elle puisse interpréter de façon erronée mais créative afin de le faire sien .
Pour un peintre vivant à Kioto il n 'est certainement pas plus facile de devenir un expressionniste que pour quelqu' un du nord des Pays -Bas d' inventer d es koans .
gōng'àn 公案) est une courte phrase ou brève anecdote absurde ou paradoxale utilisée dans certaines écoles du bouddhisme chan ou zen. Le kōan est utilisé comme un objet de méditation ou pour déclencher l’éveil ou encore pour discerner l’éveil de l’égarement.
« Les spores de l ' influence culturelle sont portées par les vents du changement et elles se transforment en fleurs différentes selon l 'endroit ou elles se déposent . »
Après tout , une influence est ce que l 'artiste influencé en fait...
Ce qui semblerait se rapprocher le plus de l 'esprit Butoh dans l 'art occidental est une action hors scène des « Bacchantes »d'Euripide :
Lors de la fête en l ' honneur de Dionysos , hors des murs de Thèbes , une femme qui croit avoir participé à la mise à mort d' un lion des montagnes réalise qu 'elle a dépecé son fils , le roi Penthée , membre par membre et qu 'elle tient entre ses mains sa tête sanguinolente qu 'elle avait prise pour un trophée .
AGAVÉ (aux Bacchantes)
Conduisez-moi, ô mes guides, auprès de mes soeurs pour que je me joigne à mes tristes compagnes d'exil. Allons où l'exécrable Cithéron ne puisse me voir, où mes yeux ne puissent voir le Cithéron, où le souvenir du thyrse ne s'attache plus à moi. Que d'autres Bacchantes en fassent leur joie !
Un souffle sorti du fond des âges et du fond de la mer de Chine .
©Raffaelle
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